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Genoux microprocesseur
Un nouveau système de genou basé sur des principes bionique n'est plus dans le domaine de l’imaginaire. Le partenariat d'Össur avec la bionique humaine de Victhom (société canadienne) a permis de fusionner les technologies prothétiques et bionique. "La bionique humaine est l’intégration de dispositifs mécatroniques au corps humain, soit l’utilisation des technologies de l’électronique, de l’informatique et de la mécanique dans le but de pallier à diverses dysfonctions physiologiques ou anatomiques telles que les troubles auditifs, la cécité, l’amputation, les troubles neurologiques, les dysfonctionnements musculaires, etc.". (Extrait du site de VICTHOM Bionique Humaine.
Au cours des 20 dernières années il y a eu de grandes avancées en technologie prothétique. Ce qui peut apparaître comme de la science-fiction il y a quelques décennies devient rapidement une réalité dans le monde dans lequel nous vivons. La fusion de la bionique et du prothétique facilitera le développement des technologies qui augmenteront considérablement la mobilité, l'efficacité énergétique et les modèles de démarche naturelle.
Début octobre nous avons reçu l'équipe d'Össur afin de procéder aux premiers essais du nouveau genou microprocesseur. Les résultats ont été à la hauteur de nos attentes. Le Rhéo présente en effet des qualités innovantes à travers de l hydraulique magnétique qui procure une harmonie parfaite dans la phase pendulaire et en restant constante lors des différentes cadences à la marche la sécurité en phase d'appui offre une grande sécurité de marche.
Début octobre 2004
Bruno : "J'ai hésité sur la méthode, car on peut toujours aborder les choses selon plusieurs points de vue.
D'abord, d'un point de vue technique, mais hélas, je ne suis pas technicien, ensuite, d'un point de vue médical, mais encore hélas, je ne suis pas médecin...
Peut-être alors du point de vue esthétique, bon, ça me laisse plutôt insensible, j'ai choisi une esthétique minimale, mais Pascal sait faire des choses extraordinaires : il aurait pu me faire marcher en mini-jupe.
J'ai ensuite été par une approche chronologique : l'invitation à un premier essai en octobre 2004 (courir, enfin...), les démarches pour trouver le financement, le moulage, puis le changement perceptible du schéma corporel... trois à quatre mois de marche à l'essai pour à nouveau rouler des fesses (j'exagère un peu, je suis loin de la lambada...), chalouper au lieu de tirer la patte, rouler sa caisse, accélérer, avancer à pas menus, cartonner comme un malade à 4,5 km/h, voire plus...
En fait de point de vue, c'est la sensation qui me parait importante. Comment on vit les choses de l'intérieur.
Ce genou, c'est dans mon cas personnel, une vraie évolution. Pour résumer, je peux dire qu'avant, je marchais avec une prothèse, et que maintenant, c'est une prothèse qui marche avec moi.
La sensation est difficile à expliquer, elle commence par le fait de retrouver une marche quasi naturelle, rapide et modulée. A titre personnel, j’ai une sensation de réel bien être. Cette marche naturelle change certains aspects de l'existence : tout d'un coup, je mets à faire des balades d'une heure à une heure et demi tous les jours sans souffrir, ni fatiguer (impensable auparavant). Je me mets à arpenter les couloirs du métro de fond, je choisis de marcher plutôt que de prendre la voiture.
Avec ces nouvelles capacités de marche, mon périmètre au quotidien c'est incroyablement élargi et j'ai la sensation d'être "redimensionné"
Mais ca change aussi les relations avec les relations avec les autres, premièrement à l'extérieur, car on me regarde vraiment avec soupçon quand je prends une place réservée handicapé, et deuxièmement dans la famille, car certaines choses deviennent possible.
Par exemple, j'ai pris mon garçon de presque dix ans pour aller courir, on va dire "trotter" sur l'herbe. Il a dit "je suis super, méga, hyper, trop content pour toi".
C'est tout simple et simple comme tout. C'était peut-être ca le plus important".
Octobre 2005
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